Roumanie : « A la frontière entre l’Otan et l’Ukraine »
La parole à Marian Tudor, secrétaire et membre fondateur de l’Association pour l’émancipation des travailleurs (AEM) et Vasile Chitiburea, vice-président de l’AEM. Ils sont signataires de l’appel européen contre la guerre et seront présents au meeting à Paris, le 5 octobre.
- Actualité internationale, Meeting contra la guerre, Roumanie

Marian Tudor, secrétaire et membre fondateur de l’Association pour l’émancipation des travailleurs (AEM), qui a une longue tradition de lutte contre la guerre et d’opposition à l’adhésion de la Roumanie à l’Otan, et dont le Conseil général a signé l’appel « Pas un centime, pas une arme, pas une vie pour la guerre ». Vasile Chitiburea en est le vice-président et l’a représentée lors de plusieurs réunions internationales à Alger, Madrid et Paris. Ils seront présents à Paris le 5 octobre.
Comment l’effort, pour la guerre et l’achat d’armes américaines, voulus par Trump, van der Leyen et l’Otan, pèse sur la Roumanie, son budget et ce qui se passe dans le pays ?
Marian Tudor : La Roumanie affichait un déficit budgétaire de 9 % du PIB en 2024. Le Premier ministre roumain, Ilie Bolojan, s’est engagé devant l’Union européenne à réduire ce déficit de 8,65 % en 2024 à 7 % en 2025.
Sous la pression de l’UE et des institutions financières, le gouvernement actuel a donc adopté des mesures d’austérité drastiques qui affectent l’ensemble de la population, notamment en réduisant les budgets des secteurs publics (éducation, santé, administration locale, etc.), en augmentant simultanément les impôts et taxes (notamment la TVA), en instaurant des cotisations santé pour les retraités, les mères de famille, les membres de la famille des assurés, etc. Ainsi (…)
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