Succès du meeting laïque de Paris
La salle Eugène-Hénaff de la Bourse du travail était pleine à craquer, ce 6 décembre pour un grand meeting laïque organisé pour le 120e anniversaire de la loi de séparation des Églises et de l’État, avec le soutien de plusieurs dizaines d’associations et syndicats.
- Actualité politique et sociale, Laïcité

Le public a écouté de manière studieuse et passionnée les différentes interventions (près d’une trentaine, lire ci-dessous) de tout ce que compte l’authentique mouvement laïque de ce pays. Le mot d’ordre d’abrogation de la loi Debré a été scandé massivement comme une exigence laïque.
Une jeune représentante de la Vigie de la laïcité a lu, à la fin du meeting, la déclaration commune des six associations organisatrices de cette journée laïque. Celle-ci a été publiée, en tribune, dans le journal Le Monde du soir (daté du 7 décembre 2025).
« Retrouver le sens de la laïcité »
Déclaration du 9 décembre 2025
« La célébration du cent vingtième anniversaire de la loi de séparation des Églises et de l’État du 9 décembre 1905 donne aux associations signataires de ce texte l’occasion de rappeler combien la laïcité est essentielle à l’agencement de la vie démocratique. Elles rejoignent ainsi l’intention de la Constitution qui en a fait, en la plaçant au service de la Liberté, de l’Égalité et de la Fraternité, l’un des principes fondateurs de la République.
Reliant la France à la communauté des nations démocratiques, la laïcité trouve son origine dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. En fixant « le principe de toute souveraineté dans la nation » (art. 3), la Déclaration affirme l’autonomie du pouvoir politique à l’égard des lois divines ; en affirmant que « nul ne peut être inquiété pour ses opinions, même religieuses pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi » (art. 10), elle permet à chacun de pouvoir choisir en toute indépendance ses propres croyances ou convictions. Se manifeste là une rupture décisive avec l’ordre d’Ancien régime, fondé sur la primauté et l’unité de foi. Il est revenu à la législation de la Troisième République de confirmer le dispositif établi en 1789. La loi du 9 décembre 1905, dont le Conseil d’État a pu rappeler qu’elle était la « clé de voûte » de la laïcité française, couronne la construction laïque en instituant la séparation des Églises et de l’État.
Le texte, s’il contient des dispositions techniques concernant l’organisation interne des cultes, comporte surtout deux éléments fondamentaux. Il consacre d’abord la liberté de conscience, considérée dans sa double dimension (…)
Vous avez lu 20% de l'article. La suite est réservée aux abonnés. Pour accéder au contenu, vous pouvez :
- vous abonner, ou
- acheter un accès au contenu protégé pendant 7 jours pour 1,50€.
