En direct du Venezuela, une déclaration du Comité autonome et indépendant des travailleurs (CAIT), 5 janvier

"Nous saluons les manifestations massives organisées dans plusieurs pays contre l’attaque de Trump contre le Venezuela, notamment en France, en Espagne, en Allemagne, en Grèce, en Suède et au Mexique, ainsi que les 105 manifestations aux États-Unis"

Manifestation à Caracas le 6 janvier pour la libération du président vénézuélien.
Par Comité autonome et indépendant des travailleurs
Publié le 11 janvier 2026
Temps de lecture : 3 minutes

Nous, travailleur(e)s, militant(e)s syndicalistes de base, membres de la fédération nationale de la Centrale bolivarienne des travailleurs et du peuple, unis au sein du Comité autonome et indépendant des travailleurs (CAIT), condamnons fermement l’agression militaire brutale perpétrée par l’impérialisme américain sous le commandement de Donald Trump.

Au petit matin du samedi 3 janvier, notre nation a été bombardée par des avions américains, violant unilatéralement la souveraineté du pays dans un véritable acte de guerre qui bafoue toutes les normes du droit international.

Ce bombardement a fait au moins 80 morts, parmi lesquels des civils et des membres du service de sécurité de Nicolas Maduro, des centaines de blessés; et il a causé d’importants dégâts aux infrastructures et aux services publics. Nous condamnons l’enlèvement du président constitutionnel, Nicolas Maduro, et de son épouse, Cilia Flores, placés en détention aux États-Unis pour être jugés à New York, faussement accusés de complot narcoterroriste et de trafic de cocaïne.

Donald Trump a mis en œuvre une série de sanctions économiques et financières contre le Venezuela à partir d’août 2017. Depuis septembre dernier, il a lancé une offensive violente contre le Venezuela, déployant massivement les forces navales américaines en mer des Caraïbes. Sous prétexte de lutter contre le trafic de drogue, plus de trente navires ont été détruits, faisant plus de cent victimes. Il a également instauré un blocus pour asphyxier l’économie vénézuélienne en confisquant les navires transportant du pétrole vénézuélien.

Trump s’en est de nouveau pris aux travailleurs migrants vénézuéliens aux États-Unis, les qualifiant de “criminels, de délinquants et de terroristes” pour justifier l’agression militaire.

Donald Trump a déclaré à la presse que son pays “gouvernerait” le Venezuela, qu’il s’emparerait des vastes réserves pétrolières du Venezuela et inciterait des entreprises américaines à investir des milliards de dollars dans la reconstruction de l’industrie pétrolière nationale, dévastée. Ceci a révélé les véritables motivations de l’agression militaire contre le Venezuela.

Donald Trump a averti les gouvernements du Mexique, de Cuba et de la Colombie que leurs pays pourraient être les prochains. Son intention est de dominer tout l’hémisphère, et son objectif est d’intimider les autres pays de la région par son attaque militaire contre le Venezuela. Ceci pour garantir aux entreprises américaines et aux États-Unis un accès illimité aux ressources énergétiques et minières, notamment au pétrole, afin de renforcer leur domination politique et militaire sur le continent, face à toute résistance.

Tous les gouvernements qui défendent la paix et la souveraineté nationale, non seulement dans notre région mais dans le monde entier, doivent s’opposer fermement à l’agression militaire américaine contre le Venezuela et à l’enlèvement du président Nicolas Maduro. Il est essentiel que les gouvernements de Lula, Petro, Sheinbaum et d’autres agissent de concert pour contrer l’agression de Trump contre le Venezuela et le continent.

Nous dénonçons Maria Corina Machado, Leopoldo Lopez, Edmundo Gonzalez et Antonio Ledezma comme complices de ces projets néocoloniaux pour avoir appelé à l’intervention militaire de Trump.

Nous appelons les travailleurs, le peuple, les mouvements sociaux, les syndicats et les fédérations à condamner fermement l’agression militaire des États-Unis contre le Venezuela et l’enlèvement du président Nicolas Maduro.

De même, nous exhortons les peuples du monde, en particulier d’Amérique latine et des Caraïbes, à faire entendre leur voix pour protester. Nous proposons que la Centrale bolivarienne des travailleurs socialistes, ainsi que d’autres syndicats et les délégués ayant participé au Congrès international de la classe ouvrière latino-américaine, caribéenne et mondiale pour la défense de la paix, organisent une journée de mobilisation contre l’impérialisme américain, incarné par Trump, en solidarité avec notre nation et le peuple vénézuélien.

Nous saluons les manifestations massives organisées dans plusieurs pays contre l’attaque de Trump contre le Venezuela, notamment en France, en Espagne, en Allemagne, en Grèce, en Suède et au Mexique, ainsi que les 105 manifestations aux États-Unis organisées par la coalition Answer, un mouvement américain pacifiste.

Nous condamnons les bombardements américains contre le Venezuela.

Nous exigeons la libération immédiate du président Nicolas Maduro et de Cilia Flores.

Nous rejetons la décision de Trump de prendre le contrôle du Venezuela.

Le Venezuela ne sera jamais une colonie américaine.