Des grèves éclatent dans les hôpitaux
À la suite du mouvement des médecins de ville, des grèves éclatent dans les hôpitaux. Questions à Rodolphe Verger, infirmier, secrétaire général CGT de l’hôpital Guillaume-Régnier de Rennes (psychiatrie).
- Actualité politique et sociales, Santé

Nos photos : À Angers, un décès est survenu aux urgences dû, d’après le chef de service Antoine Pellerin, à « un retard de prise en charge dans un contexte de saturation ». Les personnels se sont réunis en assemblée générale avec le syndicat FO et ont voté la grève à compter du lundi 19 janvier. Les médecins urgentistes sont également « vent debout » et s’organisent. Ils revendiquent au moins 40 lits supplémentaires par jour pour hospitaliser les patients des urgences et un poste supplémentaire d’aide-soignant jour et nuit. À Saint-Nazaire, la grève a été votée le 19 janvier chez les agents des urgences qui vont également s’adresser à la population. |
Au CHU de Rennes, la grève spontanée des urgences arrache immédiatement la réouverture de 40 lits
Dans quelles circonstances a éclaté la grève et qu’a-t-elle obtenu ?
Rodolphe Verger : Depuis mi-décembre les services d’urgences du CHU connaissent un afflux de patients, en partie lié aux virus hivernaux (grippe…) qui circulent chaque année à cette époque.
La semaine dernière le nombre de patients a encore augmenté. La charge de travail est trop importante, les équipes s’épuisent. Des collègues ont appelé la CGT pour signaler la situation. Pendant le week-end, deux patients sont décédés dans les boxes des urgences : une aide-soignante avait en charge 39 patients ! Pour qui connaît un service (…)
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