Londres, 20 juin : meeting international contre la guerre

Le 20 juin 2026, se tiendra un important meeting international contre la guerre, en plein cœur de Londres (Central Westminster Hall), à l'appel de députés, de responsables du mouvement ouvrier et démocratique, d'organisations de vingt-deux pays.

Par la rédaction d’IO
Publié le 5 février 2026
Temps de lecture : 7 minutes

« Le danger est imminent.

Nous connaissons le visage de la guerre après le génocide en Palestine, suivi en direct par des millions de personnes.

Ce génocide se poursuit en raison de la complicité des gouvernements occidentaux qui refusent d’agir pour y mettre fin.

Ces mêmes gouvernements ont activement œuvré contre la paix en Ukraine, une guerre qui a fait 1,5 million de morts et de blessés parmi les Ukrainiens et les Russes.

Ils augmentent sans cesse les dépenses militaires de l’Otan et commencent à enrôler les plus jeunes pour les précipiter dans le désastre.

Les mots se sont transformés en préparatifs actifs de la guerre à travers toute l’Europe.

Les travailleurs voient l’argent qui devrait servir à réparer le système de santé défaillant, les infrastructures de transport, les écoles et les logements disparaître dans les poches sans fond des fabricants d’armes, dont les profits augmentent plus vite que jamais.

Des familles qui n’ont pas connu la conscription militaire depuis des générations entendent désormais avec angoisse les chefs militaires et les politiciens avertir que leurs fils et leurs filles doivent être prêts à combattre et à mourir.

La fausse promesse d’emplois dans l’industrie de l’armement est un piège pour la classe ouvrière.

Ces armes créent les emplois les plus improductifs, mais les plus efficaces pour ôter des vies. Elles déchireront les corps de nos jeunes sur les champs de bataille, dont les horreurs dépasseront les pires jamais vues.

Comme l’écrivait Anatole France durant la Première Guerre mondiale : « Vous croyez mourir pour votre pays, vous mourez pour les industriels »

Le danger est imminent et nous devons tirer la sonnette d’alarme. Il est du devoir de chaque citoyen, et plus particulièrement du mouvement ouvrier, de défendre la paix, la liberté d’expression et de manifestation, ainsi que les emplois utiles à la société et à la planète. Notre mission est de dire aux nouveaux seigneurs de guerre : nous ne financerons ni n’accepterons le réarmement qui met notre monde en péril.

Nous disons : « Baissez les armes, augmentez les salaires ! Le bien-être, pas la guerre ! Des emplois, pas de conscription ! »

Lors du meeting contre la guerre de Paris en octobre 2025, qui a rassemblé des milliers de citoyens, de syndicalistes, de militants politiques et pacifistes, nous avons commencé à tirer la sonnette d’alarme et à nous organiser pour la paix.

Forts de ce succès et de la résistance des peuples qui ont déjà repoussé le visage de la guerre et les divisions racistes qu’elle engendre, nous nous rassemblerons à nouveau lors d’un meeting international à Londres, le 20 juin 2026.

Nous invitons tous les jeunes et travailleurs, tous les syndicalistes et militants pacifistes à y participer.

Nous n’accepterons pas la descente aux enfers du chaos et de la guerre, seul accomplissement de la présidence Trump.

Nous rejetons le bellicisme des dirigeants européens qui ont soutenu l’agression militaire contre le Venezuela. Nous affirmons notre solidarité avec le peuple vénézuélien et les peuples de tous les pays menacés par Trump et ses alliés. Nous exigeons la libération du président du Venezuela et de son épouse, enlevés par le gouvernement américain.

Le président américain Donald Trump, artisan de cette nouvelle escalade guerrière, dispose de réseaux internationaux bellicistes d’extrême droite et de chauvins. Il est courtisé par les chefs d’État en Europe et bien au-delà.

Nous devons créer notre propre réseau international qui œuvrera pour la paix, s’opposera au projet impérialiste américain revitalisé et se battra pour les moyens de subsistance, et la vie même, des travailleurs.

Nous voulons la paix.

Nous disons non au réarmement, non à la conscription, oui aux services de santé, d’éducation et de services publics disposant de tous les moyens nécessaires, à des emplois utiles et à des salaires plus élevés.

Rejoignez-nous à Londres le 20 juin 2026, à 12 heures Westminster Central Hall. »

Des centaines de signatures nous sont déjà parvenues de 22 pays : Allemagne, Autriche, Belgique, Bosnie-Herzégovine, Croatie, Danemark, Espagne, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Grèce, Irlande, Italie, Kazakhstan, Palestine, Portugal, Roumanie, Russie, Serbie, Suède, Suisse, Ukraine. Elles seront publiées intégralement sur le site contrelaguerre.fr.

Parmi les premiers signataires

Parlementaires : Amiot Ségolène (France, LFI) ; Belarra Ione (Espagne, Podemos) ; Castel Laura (Espagne, Groupe républicain) ; Cathala Gabrielle (France, LFI) ; Cernon Beranger (France, LFI) ; Chikirou Sophia (France, LFI) ; Corbyn Jeremy (Grande-Bretagne) ; Coulomme Jean-François (France, LFI) ; De Masi Fabio (Allemagne, BSW) ; Delgado Varas Lorena (Suède, La Gauche d’avenir) ; Demirel Özlem Alev (Allemagne, Die Linke) ; von der Schulenburg Michael (Allemagne, BSW) ; Edis Mirze (Allemagne, Die Linke) ; Gohlke Nicole (Allemagne, Die Linke) ; Ince Cem (Allemagne, Die Linke) ; Leboucher Élise (France, LFI) ; Legavre Jérôme (France, LFI) ; Martin Elisa (France, LFI) ; Mesmeur Marie (France, LFI) ; Montero Irene (Espagne, Podemos) ; Nosbé Sandrine (France, LFI) ; Obono Danièle (France, LFI) ; Portes Thomas (France, LFI) ; Riazat Da niel (Suède, La Gauche d’avenir) ; Salvador Duch Jordi (Espagne, Groupe républicain) ; Sanchez Javier (Espagne, Podemos) ; Santana Noemi (Espagne, Podemos) ; Serra Isa (Espagne, Podemos) ; Stange Julia C. (Allemagne, Die Linke) ; Sultana Zarah (Grande-Bretagne) ; Taché Aurélien (France, LFI) ; Thévoz Sylvain (Suisse, Parti socialiste genevois) ; Trickett Jon (Grande-Bretagne, Parti travailliste) ; Valent Aaron (Allemagne, Die Linke) ; Velarde Martina (Espagne, Podemos).

Syndicalistes : As Yusuf (Allemagne, Ver.di, président du Comité fédéral des migrations) ; Audoux William (France, Renault) ; Ba Awa (France, enseignement) ; Boiston Xavier (France) ; Bourges Anthony (France, Thales) ; Brandau Britta (Allemagne, Ver.di) ; Capron Aude (France, enseignement) ; Clamens Fabienne (France, Sécurité sociale) ; Crépin Kévin (France) ; Dalakoyorgos Antonis (Grèce, président de l’Union panhellénique des marins de la marine marchande) ; Delrue Benjamin (France, santé) ; Diverres Loïc (France, arsenal de Toulon) ; Duttine Armin (Allemagne, Ver.di) ; Eifler Ulrike (Allemagne, IG Metall) ; Garcia Cano Pablo (Espagne, John Deere Ibérica) ; Garcia Cupertino Marie Pau (secrétaire générale UGT Services publics Valence sud) ; Gil Y olanda (Espagne, secrétaire à l’international de la Fédération de la santé CCOO) ; Gordon Alex (Grande-Bretagne, ancien président du RMT) ; Hamam Nabil (France, santé) ; Heathcote Fran (Grande-Bretagne, secrétaire général PCS) ; Heckl Norbert (Allemagne, Ver.di Stuttgart) ; Henriques Rafael (Portugal, dirigeant du syndicat des médecins – région centre) ; Hodson Ian (Grande-Bretagne, Président BFAWU) ; Jouteux Stéphane (France) ; Krämer Ralf (Allemagne, Ver.di) ; Krupp Gotthard (Allemagne, Ver.di) ; Le Roc’h Michel (France) ; Lepeix Benoît (France, Thales) ; Livartowski François (France, services publics) ; Loyau Siegfrid (France, Sécurité sociale) ; Magnus Axel (Autriche) ; Nivoi José (Italie, porte-parole du Collectif des dockers et portuaires de Gênes et syndicaliste de l’Union syndicale de base mer et ports) ; Pattin Franck (France) ; Pavlovi Zoran (Serbie, ancien président du syndicat des PTT) ; Petit Astrid (France, santé) ; Peni n Philippe (France, métallurgie) ; Popescu Mugurel (Roumanie, président de la Fé dération syndicale Hermes) ; Porte Tirapo Jorge (Espagne, secrétaire général UGT Tarragone) ; Poullet Clément (France, enseignement) ; Rieken Jörn (Allemagne, IG BAU Berlin) ; Rou vière Sylvain (France, Exail) ; Thyrêt Joséphine (Allemagne, Ver.di) ; van Hagen Jan (Allemagne, Ver.di) ; Verzeletti Céline (France) ; Virly Brice (France, Institut géographique national) ; Wanceulen Marie José (Espagne, membre du conseil confédéral CCOO) ; Zwickel Klaus (Allemagne, ancien président de l’IG Metall et ancien président de la Fédération Internationale des métallurgistes).

Artistes : Abdalla Khalid (Grande-Bretagne, acteur) ; Ayala David (France, acteur nommé aux Césars) ; de la Cruz Herrera Enriqueta (Espagne, écrivaine et journaliste) ; Ernaux Annie (France, prix Nobel de littérature) ; Keramidiotis Yorgos (Grèce, cinéaste et documentariste) ; Kunzi Daniel (Suisse, cinéaste).

Et aussi : AbdelFattah Awad (Palestine, Campagne pour un seul État démocratique) ; Baroud Ramzy (États-Unis, rédacteur en chef de Palestine Chronicle) ; Belkodja Yessa (France, cofondatrice du collectif de défense des jeunes du Mantois) ; Bellou Abdel (France, professeur de médecine d’urgence, président de Global Network on Emergency) ; Benjamin Medea (États-Unis, Codepink) ; Braun Reiner (Allemagne, Bureau international de la paix) ; Collo Marta et Granato Giuliano (Italie, porte-parole de Potere al Popolo!); Daly Clare (Irlande, ancienne députée européenne) ; Däubler Wolfgang (Allemagne, professeur de droit du travail) ; de Brabander Ludo (Belgique, Vrede) ; Eyschen Christian (France, porte-parole de l’Association internationale de libre pensée) ; Frydas Litsa (Grèce, comité international de Libération communiste) ; Gonzalez Mariscal Ana Isabel (Espagne, première adjointe à la mairie de Getafe) ; Guillaume Martine (France, avocat) ; Hunko Andrej (Allemagne, ancien député au Bundestag, président du BSW de Rhénanie du Nord Westphalie) ; Noy Orly (Palestine, journaliste) ; Pagani Rémy (Suisse, ancien maire de Genève) ; Pappé Ilan (Grande-Bretagne, historien) ; Peović Katarina (Croatie, coprésidente du Front des travailleurs, ancienne députée) ; Rees John (Grande-Bretagne, Stop the War) ; Repaji Milena (Serbie, présidente du Parti de la gauche radicale) ; Ruiz Robles Manuel (Espagne, ancien capitaine de vaisseau de la marine militaire) ; Traoré Diangou (France, LFI, militante des quartiers populaires) ; Wright Ann (Etats-Unis, ancienne diplomate et ancienne colonel de l’armée).

Organisations : Bertrand Russell Peace Foundation (Grande-Bretagne) ; Campaign for Nuclear Disarmament (Grande-Bretagne) ; Codepink (USA) ; Gauche rouge (Danemark) ; La Paix par en bas (coalition russo-ukrainienne) ; Parti ouvrier indépendant (France) ; Stop the War (Grande-Bretagne) ; Union de la Gauche post-soviétique (Russie-Ukraine-Kazakhstan).

D’importants syndicats de Grande-Bretagne adoptent une résolution pour le meeting de Londres

NEU, syndicat des enseignants (500 000 membres) ; PCS, syndicat des fonctionnaires d’État (200 000 membres) ; RMT, syndicat des travailleurs du rail, des emplois maritimes et des transports (80 000 membres).

Et aussi des structures syndicales locales comme : Crewe & District Trades Council ; Luton TUC ; Unite LE/7055E Road Haulage & Logistics Branch ; ASLEF West London Electric.

Texte de la résolution adoptée par les syndicats britanniques :

« Le syndicat note

1. Le succès de la conférence de Paris, qui s’est tenue les 4 et 5 octobre 2025, a attiré 4000 personnes et des délégués de 18 pays différents.

2. L’implication de syndicats français dans la mobilisation et le financement de la conférence, ainsi que la présence de représentants syndicaux venus de toute l’Europe à cette dernière.

3. La conférence a mis en avant l’opposition à la reprise des dépenses d’armement et à la dégradation conséquente du niveau de vie des travailleurs que cela implique à travers l’Europe.

4. Que la conférence a amplifié les voix du mouvement de solidarité avec la Palestine.

5. L’accueil enthousiaste réservé par la conférence au discours de la secrétaire général du PCS et des représentants du mouvement Stop the War.

6. Que les objectifs de la conférence soutiennent les positions prises lors de la réunion annuelle du TUC en faveur du principe « des salaires et non des armes » et du soutien au mouvement palestinien.

7. Une deuxième conférence européenne, annoncée à Paris, se tiendra à Central Hall Westminster, à Londres, le 20 juin 2026.

Le syndicat estime que…

1. Il s’agit d’une initiative parfaitement conforme à la résolution du TUC sur le thème « des salaires, pas des armes ».

2. Dans un contexte international qui s’assombrit et face à la montée de l’extrême droite en Europe, il est nécessaire d’élargir et d’approfondir les liens internationaux entre les syndicalistes, les mouvements pacifistes et les forces progressistes.

3. La conférence de Londres, organisée sous la bannière « Les peuples d’Europe réclament la paix »  et les slogans « Des salaires, pas des armes »  et « La protection sociale, pas la guerre », mérite le soutien des syndicats britanniques.

Le syndicat réaffirme cette position.

1. Afin d’inciter nos membres à participer à la conférence. Afin d’encourager les sections et les régions à envoyer des délégués et à faire des dons financiers pour contribuer à l’organisation de la conférence.

2. Proposer des intervenants de haut niveau parmi les responsables syndicaux à la conférence.

3. Pour faire un don pour couvrir les frais de la conférence.

4. Pour contribuer à la production et à la diffusion du matériel préparatoire à la conférence.

5. Faire connaître et soutenir la conférence au sein du mouvement syndical au sens large. »