« Je suis prêt à ne pas faire la rentrée le 9 mars » (un enseignant gréviste)
Une semaine après le rassemblement devant le rectorat de Paris avec une centaine de grévistes, plusieurs établissements de Paris et d’ î le-de-France se sont mis en grève et ont manifesté en direction du ministère pour exiger les postes et les moyens nécessaires le 17 février.
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Mardi 10 février, suite à un appel lancé par plusieurs établissements parisiens, une vingtaine de collèges, de lycées avec les représentants des parents d’élèves se sont rassemblés devant le rectorat de Paris pour dire : « Aucune fermeture de poste, diminution du nombre d’élèves par classe, création de tous les postes nécessaires, l’argent public à l’école publique. »
Les manifestants sont alors restés plusieurs heures au rectorat pour imposer d’être reçus en délégation par l’inspecteur d’académie. Ce dernier avait déclaré aux parents et aux enseignants de la délégation : « Si vous me demandez de revenir sur ce qui a été décidé par la représentation nationale, je n’en ai pas le pouvoir mais la répartition des moyens sera faite de manière juste. » Représentation nationale qui a fait passer le budget de guerre en force à coups de 49.3 avec le soutien du Parti socialiste.
L’appel de l’AG du rectorat de Paris a ensuite circulé dans les différents réseaux de profs de Paris et de la région parisienne puisqu’il appelait les établissements à se réunir et à décider la grève sur les revendications.
Pendant que l’AG se tenait au rectorat, un petit rassemblement appelé par l’intersyndicale se déroulait place de la Sorbonne. Le candidat PS aux élections municipales Emmanuel Grégoire était présent entouré d’actuels adjoints d’Anne Hidalgo dont Ian Brossat du PC. Aux côtés des organisations syndicales, Grégoire « dénonçait » les 4 000 suppressions de postes et leurs conséquences à Paris… après avoir laissé passer le budget en refusant de voter la censure de Lecornu.
Le 17 février, place de la Sorbonne, des centaines de grévistes d’établissements parisiens et de région parisienne sont présents. L’intersyndicale de Paris, qui a appelé au point de départ à cette journée d’action, quadrille le terrain et contrôle les prises de parole.
La manifestation s’est dirigée ensuite vers le ministère de l’Éducation nationale. Parmi les prises de parole, un enseignant du lycée Voltaire est revenu sur ce qui s’était passé au rectorat de Paris et a évoqué la suite de la mobilisation : « La question, c’est qu’est-ce qu’on fait maintenant ? Moi il y a une chose que j’ai retenue de la journée du 10 février. Le rapport de force peut imposer un certain nombre de choses. Moi les journées d’action sans lendemain, j’en ai marre. Donc pour ma part, je suis prêt à ne pas faire la rentrée le 9 mars ! On pose nos sacs, on s’arrête, on bloque tout jusqu’à ce qu’ils cèdent à nos revendications. C’est ce que je propose de discuter dans tous les établissements. » À suivre donc.
