« Non à la guerre ! Halte à l’impérialisme ! »
Des militants politiques, syndicalistes de onze pays du continent africain lancer un appel pour une conférence continentale qui se tiendra le 14 avril prochain. Voici leur appel.
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« Non à la guerre ! Halte à l’impérialisme ! Pour la souveraineté des peuples d’Afrique ! »
« Notre continent, nos pays et nos peuples font face à la guerre, au pillage, à l’occupation militaire par les grandes puissances impérialistes. Partout, c’est le développement des guerres meurtrières en Afrique. Le génocide du peuple palestinien est le symbole de la barbarie impérialiste qui demain, peut s’abattre sur toutes les nations, et qui déjà frappe le continent africain. Elle s’abat aujourd’hui sur l’Iran, plongé sous les bombes de l’impérialisme américain et d’Israël.
Au Soudan, en Libye, en République démocratique du Congo, des millions subissent des guerres atroces, avec la main de l’impérialisme derrière. Trump bombarde le Nigeria le soir du 25 décembre. En RDC, il impose un accord « minerais contre soutien militaire ».
Sur tout le continent, l’impérialisme cherche à artificiellement monter les peuples les uns contre les autres pour poursuivre le pillage à son seul bénéfice. Au Sahel, les peuples ont chassé les troupes d’occupation impérialistes. Ils ont raison !
Après la colonisation, l’occupation militaire continue. Même chassé de plusieurs pays, Macron redéploie les troupes françaises, et Trump les redéploie au Nigeria. Ce sont toutes les troupes impérialistes qui doivent partir, maintenant !
Par l’intermédiaire de la dette, du FMI, de la Banque mondiale, nos pays sont toujours pillés pour payer les intérêts d’une dette artificielle qui étrangle les peuples, qui détruit les services publics essentiels pour le développement de nos nations.
Des millions fuient la guerre et la misère provoquées par les grandes puissances, et sont jetés sur les routes de l’exil. Un sort indigne leur est réservé, parqués dans des camps aux portes de l’Europe, utilisés dans nos pays comme boucs émissaires.
Mais la résistance des peuples s’exprime partout sur le continent. Les peuples, les travailleurs et les jeunes se dressent contre la complicité des gouvernements avec l’impérialisme, parce qu’ils refusent le sort qui leur est fait. Ils posent avec leurs mouvements la question vitale pour nous tous de la souveraineté de tous les peuples d’Afrique.
Il y a urgence. Urgence à nous rassembler, entre militants et organisations pour aider cette résistance, aider les travailleurs et les peuples à s’organiser.
Nous proposons de nous rencontrer dans une conférence en ligne pour en discuter, nous organiser, qui se tiendra en ligne le samedi 11 avril prochain, à 15 heures UTC. »
Pour tout contact et renseignement : against.the.war.africa@proton.me
Premiers signataires de l’appel
Algérie : Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs ; Abdelkrim Boudjenah, secrétaire général du Syndicat national des travailleurs de l’éducation (SNTE) ; Kamel Eddine Limani, secrétaire général de l’union de wilaya de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) de Tizi-Ouzou ; Abdelaziz Hamlaoui, secrétaire général de l’union de wilaya UGTA de Béjaïa ; Brahim Afettouche, député à l’Assemblée populaire nationale ; Lyes Merabet, président du Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP) ; Benyoucef Zenati, secrétaire général de la Fédération des travailleurs des textiles et cuirs (UGTA) ; Mohamed Mezrag, secrétaire général de l’union de wilaya UGTA de Bouira.
Azanie (Afrique du Sud) : Lybon Mabasa, fondateur du Parti socialiste d’Azanie (Sopa) et militant du Black Consciousness Movement ; Phineas Malapela, président du Sopa ; Hamilton Thami Hukwe (Sopa) ; Peter Monete (Sopa) ; Jackie Mahlangu (Sopa).
Côte d’Ivoire : Pacôme Attaby, secrétaire général de la Confédération syndicale Espoir (CSE).
Guinée : Michel Pépé Balamou, secrétaire général du Syndicat national de l’éducation (SNE) ; Abdoulaye Dieng, du Pardi Guinée.
Mali : Konar Balla, dirigeant du parti Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance (SADI).
Maroc : comité de rédaction du journal Akhbar Oumaliya .
Mauritanie : Kane Abdoul Wahab, secrétaire général de l’Union des syndicats libres de Mauritanie (USLM) ; Moustapha El Mamy, secrétaire général de l’Union démocratique des travailleurs mauritaniens (UDTM) ; Betrigha Kaber, secrétaire général de l’Union nationale des travailleurs mauritaniens (UNTM) ; Khally Mamadou Diallo, député à l’Assemblée nationale.
Niger : Almoustapha Moussa, secrétaire général de la Confédération syndicale indépendante du Niger (CSI-Niger) ; Oumarou Soumaila Saidou, secrétaire général de l’Union générale des enseignants du Niger (UGEN) ; Mamane Saliya Ibrahim, secrétaire général de l’Union syndicale nigérien des travailleurs du Niger (USNT), Gamatie Mahamadou, secrétaire général de l’Union des travailleurs du transport et assimilés du Niger (Uttan) ; Abdou Issaka, secrétaire général de l’Union nationale des syndicats du Niger (UNSN) et membre du conseil présidentiel de la Fédération syndicale mondiale (FSM) ; Ismailou Hammy Mahaman Rabiou, responsable du M62-Zinder ; Dan Falké Mahamadou, secrétaire général de l’Union des étudiants nigériens à l’université de Zinder (UENUZ) ; Soumaila Mahamadou, du mouvement « Debout citoyens Niger » ; Maïga Moulaye Lamine, secrétaire général de la Ligue panafricaine Umoja-Niger ; Koné Halimatou Mamadou, présidente de Réseau nigerien pour la défense des droits des enfants et de la femme (Renidef).
Sénégal : Cheikh Diop, secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal – Force du changement (CNTS-FC) ; Ibrahima Mbissane Nachirou, secrétaire général du Sytracars affilié à L’UDTS/FO.
Togo : Tétévi Norbert Gbikpi-Benissan, secrétaire national du Parti démocratique des travailleurs des villes et des campagnes (Pa.de.t) ; Vissikou Senouvo, secrétaire général de l’Union nationale des syndicats indépendants du Togo (Unsit) ; Gnimdéwa Atakpama, auteur, expert communication ; Baba Awoula Yati, secrétaire général du Groupe des syndicats autonomes (GSA).
Tunisie : El Hadi Saihi, syndicaliste enseignant ; Nabil Guessoumi, syndicaliste enseignant.
