Retraites : l’intersyndicale se réunira mardi à la Bourse du travail

Les huit principaux syndicats français et des organisations de jeunesse se réuniront le 10 janvier à la Bourse du travail à Paris pour annoncer une date de mobilisation contre la réforme des retraites, rapporte l'Agence France Presse.

17 décembre 2019, à Bordeaux : manifestation contre la réforme des retraites (photo AFP)
Par Agence France Presse
Publié le 7 janvier 2023
Temps de lecture : 2 minutes

Les huit principaux syndicats français et des organisations de jeunesse se réuniront mardi 10 janvier à la Bourse du travail à Paris pour annoncer une date de mobilisation contre la réforme des retraites, si le gouvernement maintient son projet de reculer l’âge de départ à 64 ou 65 ans, a-t-on appris vendredi de sources concordantes.

La réunion est dûment inscrite à l’agenda de Laurent Berger. Plusieurs syndicats confirment que ce sera à la Bourse du travail à Paris.

La Première ministre Elisabeth Borne prévoit de dévoiler la réforme à la presse mardi, avant une présentation devant le Conseil des ministres le 23.

L’intersyndicale réunira les numéros un des huit principales organisations syndicales françaises (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, Solidaires, FSU), et cinq organisations de jeunesse qui ont pris l’habitude depuis le mois de juin de se réunir à intervalle régulier, un front syndical inédit depuis 12 ans.

La date de cette première journée de mobilisation ne serait pas encore tranchée. Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, a souhaité jeudi sur Mediapart qu’il y ait des « mobilisations massives et rapides dès le mois de janvier ».

« La première date pourrait être courant de la troisième semaine de janvier », affirme Céline Verzeletti, secrétaire confédérale CGT.

« L’objectif est bien de démarrer le plus vite possible, car nous savons que le gouvernement souhaitera aller très vite en escamotant au passage le débat nécessaire au parlement », explique-t-elle.

Plusieurs sources évoquent le jeudi 19, soulignant l’intérêt aussi de « dégainer » avant la France insoumise qui prévoit de manifester le samedi 21. D’autres sources évoquent le 23, ou encore le 24 ou le 26.

« Une date très rapidement peut avoir un effet blast. Mais il faut le temps de mobiliser », soupèse une autre source syndicale.

« On ne va pas forcément attendre les journées “saute-mouton”» (CGT mines énergies)

Plusieurs responsables évoquent l’organisation de deux voire trois grandes journées de mobilisation avant les vacances de février, puis l’installation dans un mouvement « plus dur » début mars.

Les salariés pourraient cependant s’affranchir du calendrier édicté par les centrales syndicales, comme l’a illustré le mouvement des contrôleurs SNCF fin décembre, né hors de tout cadre syndical.

« Les suites, on va les décider en interne, on ne va pas forcément attendre les journées “saute-mouton”. Ce n’est pas ça qui est attendu par la base », a affirmé à l’AFP Sébastien Menesplier, de la CGT mines-énergie. Les électriciens et gaziers seraient très remontés alors que leurs régimes spéciaux pourraient être victimes de la réforme.

AFP, 6 janvier, 17h27